Le temps passe très vite, il me semble, Voici déjà les élections municipales du premier tour, et, la guerre au Moyen Orient a repris. Marie-Odile et Ida vous prient d’excuser leur absence ce lundi. Louis et Sylvie, le groupe entier, accueillent Isabelle de retour de Abou-Dabi, Maryse, Marielle, Jean, Nicole C., Annick, Monique M, Régine, Marie-José, Evelyne, Gérard, Béatrice, Nicole S., Aurore, Monique S, Maryse L. que nous sommes heureux d’accueillir.
Sylvie anime le café aujourd’hui, elle nous parle d’une initiative intéressante, le « Quart d’heure de lecture quotidien », elle précise les conditions, parle de ses expériences auprès des jeunes et de son projet de lecture dans les Ehpad ; Lire délivre de la maladie ; particulièrement la lecture à haute voix : elle oblige à s’occuper des lettres, des mots et des écrivains, cad, de sortir un peu de sa douleur ou de sa solitude.
Louis appuie les idées de Sylvie avec cette lecture très actuelle d’un article de l’hebdomadaire ‘Le Point’ du 11 mars 2026, intitulé
« Lire pour guérir », de Johanna Amselem. Il lui a semblé intéressant d’en partager le contenu avec nos lecteurs du 16 mars.
Cet article précise en préliminaire que, selon une enquête réalisée par IPSOS pour le Centre National du Livre (CNL), 63% des français déclarent avoir lu au moins 5 livres au cours de la dernière année écoulée 2025. Mais la part de lecture quotidienne baisse (- 4 points par rapport à 2023), atteignant son niveau le plus bas depuis 10 ans.
L’article présente ensuite un cycle de rencontres et de lectures « Lire pour guérir », organisé à Paris dans le cadre du programme « Santé Culturelle » de l’Institut Rafaël. Cet institut est un centre de santé intégrative (préconisant une approche plus globale des patients) et intégrant les arts-thérapies au sein du parcours d’accompagnement des patients. Il s’agit d’arts plastiques, de danse thérapie, de chant et de chorale, de musicothérapie, et enfin – c’est pourquoi cela nous concerne au café – d’écriture-thérapie.
« Lire pour guérir » réunit des auteurs, des patients et des soignants pour explorer l’épreuve de la maladie et de la souffrance, mais aussi l’expérience intime et collective de la guérison.
Les médecins observent les effets bénéfiques : diminution de l’anxiété, de la dépression, du sentiment d’isolement. On connaissait l’effet positif de la lecture mais il semble que l’écriture manuelle soit encore plus puissante, permettant d’exprimer et donc de soulager sa souffrance.
La puissance des mots et de la parole est bien plus grande que ce que l’on peut imaginer. Nous en sommes, je suis sûr, tous bien convaincus au café littéraire de Passerelles, par notre présence fidèle.
Sylvie, alors, donne la parole à Isabelle, pour parler de AKI Shimazaki une écrivaine japonaise née au Japon dans une famille d’agriculteur. Elle développe une passion pour la littérature et vit actuellement à Montréal depuis 1991. A 40 ans elle apprend le Français qui devient sa langue d’écriture, elle choisit des végétaux ou des oiseaux raffinés pour annoncer ses recherches esthétisantes. Tous les titres de ses livres portent un nom japonais. Isabelle a apporté un trésor :
Cinq volumes constituent « Le Poids des secrets »(Hotaru) chez Actes Sud : cinq récits qui forment une histoire unique sous des formes différentes. Ecrits entre 1999 et 2004, ils s’organisent autour des principes politiques japonais, particulièrement de l’immigration interdite des Coréens en 1921. Chaque tome dévoile des secrets enfouis dans une forme simple et poétique. Par exemple Yukio et yukiko se connaissaient dans leur prime jeunesse, mais ils grandissent séparés et se retrouvent quelques années plus tard à Nagazaki, juste avant la guerre et la bombe nucléaire. Ils survivent et se lient d’une amitié très forte. Quel sera leur destin et celui de leurs descendants ? Le schéma initial se répète mais avec des narrateurs différents qui n’ont pas les mêmes ressentis. Ce livre est la racine des volumes suivants, un cycle romanesque. Elle reçoit des prix canadiens en 2003-2004, pour Hotaru, Tsubaki… voir les photos en fin de CR.
Des remarques sont formulées sur les besoins d’immigration du japon, qui remontent à la guerre contre la Corée ; les conditions de vie administrative des Japonais : dès la naissance, ils sont déjà inscrits dans une école, cela fait partie de l’Etat-civil de chacun. Il n’existe pas de Caste, mais de fortes différences dans les groupes sociaux qui gèrent les alliances et les mariages.





Marie-José est très sensible à ce que dit Isabelle, elle parle de « L’épure » de ces livres, une forme condensée et raffinée du dessin ou de l’intrigue. Sylvie aime aussi cette forme d’art dont la perfection peut rendre addict ! On reparle du « Chat de la maison des souvenirs », présenté par Evelyne il me semble ?
Merci Isabelle de nous faire connaître ces pépites. Tu nous rappelles que la merveilleuse actrice de Hamnet a été récompensée par un oscar.
C’est à Béatrice de prendre la parole pour présenter le deuxième livre de Th Schlesser le « Chat du Jardinier » . Nous avions adoré son deuxième roman « Les yeux de Mona » vendu en France et à l’étranger à plus de 500 000 exemplaires. Et l’écrivain de se confier ; « La vie m’a souvent passé à tabac » !!! Il est jeune, né en 1977, il a vécu une enfance disloquée entre sa famille et le TNP Jean Vilar : par sa belle-mère Maria Casarès, une grande tragédienne de ce théâtre, qui épouse André Schlesser, père de Thomas, en 1978, il est Chanteur de cabaret et comédien (décédé en1985) ; elle est aussi très liée à Albert Camus. Thomas est resté proche de son père qu’il a beaucoup aidé.
Il fait sa thèse sur Courbet en histoire de l’Art, puis s’intéresse à la politique qui influence l’esthétique, les caricatures, la censure…la publicité ; Il dirige actuellement la Fondation Hans Hartung et Anna-Eva Bergman, il enseigne à Polytechnique et se révèle un enseignant passionné jusque dans ses romans.

Ce troisième roman commence quand le Jardinier Noui, taiseux et solitaire, rencontre un couple de Voisins : Son chat est malade et il sait que la tumeur dont il souffre est maligne. Sa voisine, Thalie, professeur de lettres à la retraite va l’aider, lui parle de poésie, le fait déclamer des textes dans le jardin devant ses arbres, et les commente pour notre plus grand plaisir. Une tempête a détruit en partie la magnanerie qui bordait le Jardin de Thalie et il se met à réparer les méfaits de cette tempête : « Réparez mon jardin, lui dit Thalie et je réparerai votre parole ! » Et Thalie (Thomas)trouve une méthode pour que Noui devienne plus communicatif et plus heureux. Le secret est d’enrichir sa vie par la poésie, par une forme d’imprégnation.
Merci à Béatrice de nous faire connaître ce beau roman de Thomas Schlesser. Louis qui connaît le roman, rapporte que l’écrivain a trouvé la poésie plus difficile à enseigner que la peinture…
Sylvie très enthousiaste, souhaite évoquer un poète méconnu « manœuvre le jour et poète la nuit. « Thierry Metz. »


Merci Sylvie pour cette redécouverte. Un échange très important se produit au sein du groupe :
Le personnage de Noui, celui de Thierry appartiennent à des êtres en difficultés, sociales ou/et psychologiques : Une grande solitude pour Noui et une tempête destructrice, la mort de son chat ; pour Thierry ce n’est pas le cas, mais il vit dans un monde différent des autres membres de la société, inversion des habitudes, Quand dort-il ? Sont-ils donc asociaux, dirons-nous par hasard ? ou cela peut-il être causé par des souffrances intimes ? Noui est malheureux mais il accepte le deal de Thalie et semble se sauver grâce à elle et son talent ; tandis que Thierry semble s’être adapté à sa vie, mais c’est une apparence peut-être, car le suicide à 41 ans est une forme de renoncement, de désespoir et d’immense fatigue. Ces questionnements sont profonds.
Sylvie donne alors la parole à Régine pour présenter le livre : « les parapluies d’Éric Satie » par Stéphanie Kalfon 2017 : ce roman est le premier de l’écrivaine, ce n’est ni une biographie, ni une hagiographie, c’est un hommage ou un témoignage à un musicien qu’il ne faut pas oublier. Née en 1979, l’écrivaine est scénariste pour Arte, elle a un DESS de mise en scène et a étudié la Philosophie. C’est le premier roman de Stéphanie Kalfon, prix littéraire des Musiciens 2017. Deux autres romans sont publiés par la suite : 2019 « Attendre un fantôme » et « Un jour ma fille a disparu » en 2023.

Vous connaissez Éric Satie, particulièrement sa « Gymnopédie ». Il est né en 1866 et meurt en juillet1925 d’une cirrhose du foie. Il a perdu sa Mère à 7ans, mais son père surveille ses études et il entre au conservatoire. Il n’y est pas à l’aise, il est habitué à la liberté et à l’isolement, si bien qu’à 40 ans il n’a pas de diplôme et s’interroge. Il s’engage dans l’armée pour avoir un avenir social, mais il attrape une congestion pulmonaire lors d’une garde de nuit et se fait réformer.
Il entre au « Chat noir » et rencontre des artistes : De Bussy, Maerterlynck sont attentifs à ses idées originales, l’opéra Péléas et Mélisande est conçu sur un conte de E. Satie. Il est passionné de jazz, de Ragtime et souvent, à 50 ans, il a du succès avec ses créations. La Gymnopédie est très appréciée pour sa modernité. C’est là que sa vie modeste et grise fait la différence avec le milieu qui l’a entouré. Ses retours la nuit à pied vers Arcueil doivent être épuisants, il habite une petite maison sous l’aqueduc d’Arcueil, et sa chambre est stupéfiante d’amoncellements d’objets essentiels pour le musicien. Piles de vêtements soignés qu’il ne met pas, deux pianos, un lit presqu’invisible sous les partitions, …
Une question se pose pour Régine, pourquoi Stéphanie Kalfon s’est-elle passionnée au point d’écrire ce premier livre sur le compositeur presqu’inconnu ? le créateur en peinture et en musique est seul, avec son instrument qui lui prend toute son énergie. C’est une alchimie entre le moi créateur et l’écriture sur la portée ou sur la toile.
Nous parlons beaucoup sur les choix inattendus de ce café. Les trois personnages principaux sont des solitaires, des taiseux aux prises avec l’écriture et l’instrument d’expression. Noui, Thierry, Éric Satie : Certains survivent grâce à l’amour, à l’aide d’une personne amie qui favorise la résilience, mais bientôt ils s’épuisent, boivent ou cherchent l’oubli, la mort… La poésie est le lien avec la vie, il est nécessaire de l’entretenir dans la durée.
Et c’est pourquoi, Sylvie nous parle encore en nous rappelant le livre japonais qui se décline sous diverses formes : « Le café des Au revoir » de Toshikazu kawaguchi.
LE CAFÉ DES AU REVOIR
« SAVOURER LE PRÉSENT JUSQU’À LA DERNIÈRE GOUTTE »
Après « TANT QUE LE CAFÉ EST ENCORE CHAUD, LE CAFÉ DU TEMPS RETROUVÉ, LE CAFÉ OÙ VIVENT LES SOUVENIRS, LA DOUCEUR DU CAFÉ », voici le dernier livre de TOSHIKAZU KAWAGUCHI.

Parfois nous n’avons pas su dire au-revoir à nos aimés, parfois nous n’avons pas pu…
Parfois nous en gardons un profond chagrin.
Il faudra juste quatre petites histoires, quatre actes, pour nous donner, peut-être, la piste du pardon et de la paix.
Car pour honorer la mémoire des absents, si importante au JAPON et si importante tout court, il faut d’abord trouver la paix en soi.
Petit essai philosophique, tendre, poétique et plein d’émotion LE CAFÉ DES AU-REVOIR se lit comme les autres en très peu de temps et l’auteur nous propose cette fois-ci de marquer la fin de la série en abordant le thème des adieux. Lectures de passages.
Ce tome se situe un an après celui du « TANT QUE LE CAFÉ EST ENCORE CHAUD, il explore à nouveau la complexité des choix humains et des regrets qui nous habitent.
Au-delà de l’impossibilité de changer le destin, ce qui motive chacun des personnages c’est cette volonté d’aborder l’avenir plus apaisé, d’affronter la suite de leur vie, débarrassés d’un nœud au cœur.
Ce sont des récits d’acceptation, d’amour et de deuil, enveloppés de douceur.
Pause, lecture légère, apaisante, bienfaisante, roman contemplatif, à lire au chaud lorsque la pluie ruisselle sur les carreaux. PAUSE CAFÉ ….
TOSHIKAZU KAWAGUCHI est né en 1971 à Osaka. Il est dramaturge et dirige le groupe théâtral SONICA SNAIL.
TANT QUE LE CAFÉ EST ENCORE CHAUD est une adaptation d’une de ses pièces qui a remporté le grand prix du 10ème festival dramatique de Suginami. Ce roman s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires au Japon et est aujourd’hui un bestseller international.
Cet ensemble de livres indispensables centrés sur la vie et la disparition nous entraine dans de nombreux échanges, tous passionnants. C’est bien le domaine de Marie-José notre psychanalyste, mais aussi de Marielle qui s’est occupée « des fins de vie » dans la région nouvelle Aquitaine. Et qui n’a pas eu à vivre ces questions fondamentales au sein de la famille au sens large ? C’est le moment d’en parler et de soutenir nos amies qui souffrent ou ont souffert. Mais pour en parler il faut les écouter. Merci à vous toutes et tous qui avez écouté de nombreux récits dans ce café.
Un dernier quart d’heure m’est donné pour amorcer un autre sujet : la jeunesse de Edgard Morin, sociologue que vous connaissez tous, à partir des 30 premières pages de son livre testament « Leçon d’un siècle de vie » paru en 2021, il avait 100 ans alors.
C’est un penseur « patriarche » il est né en 1921 à Paris, son nom est Edgard Nahoum, c’est un vieux nom oriental de la région de Salonique au nord de la Grèce, appartenant à de nombreuses familles et qui remontent jusqu’à 1775. Mais il a choisi Morin comme nom d’écrivain assez commun en France qui parle d’une origine Mauresque ou Ottomane, qui a la peau noire ! c’est déjà une approche de la complexité, il a subi peu de moqueries de ses copains d’école en France pour sa peau et son nom oriental. Mais il a su positiver son propre cas et vibrer aux malheurs des victimes de pogroms et des violences : et la masse d’expériences que raconte son livre témoigne d’une conscience aigüe des violences endurées par les peuples en guerre.

Il a donc une origine complexe, mais surtout une conscience des difficultés que rencontre un individu, venu de loin, déjà entouré des défunts de la guerre de 14- 18 au Moyen Orient, d’une immigration familiale : diverses raisons de comprendre qu’il doit s’adapter malgré tout ? C’est un transdisciplinaire, il se forme à la littérature, la philosophie, et à la poésie qui transcende les douleurs. Il incarne assez bien « l’itinéraire d’un enfant du siècle » pour paraphraser Musset. Il perd sa mère très jeune et se lance dans l’action animé d’une conscience politique humaniste, il cherche une voie dans la crise de la démocratie entre l’antifascisme et l’anti-stalinisme ; A l’âge de 17 ans, il connait les événements du nazisme, la Nuit de cristal en nov. 1938. Il entre dans la résistance et devient Morin son nom de guerre ; il suit l’évolution des jeunes et la création des Kibboutz, mais il ne se rend pas compte encore des oppositions graves des Arabes contre la création d’Israël ; il fait un séjour en 1965 qui l’informe des dangers de cette création. « Tout en reconnaissant mon ascendance juive et tout en affirmant que je suis du peuple maudit et non du peuple élu, je me définis comme post- marrane cad comme fils de Montaigne (mais d’ascendance juive) et de Spinoza « anathémisé » par la synagogue. »
D’un autre côté, il a une ferveur pour le castillan, parlé dans sa famille, et une attirance pour le courage de Garcia Lorca et pour la méthode du chemin initiatique de Antonio Machado. Ces relations profondes font que Felipe Gonzales et la ville de Livourne, en 1973 lui confère la citoyenneté d’honneur espagnole. Il devient européen mais sans enthousiasme, car « l’Europe est devenue une vieille chose qui ne survit que grâce au pétrole moyen-oriental. » Cependant il possède maintenant une culture humaniste qu’il a construite par les lectures et l’histoire de France : il devient « citoyen du monde » en 1952-53, s’occupe des problèmes du « tiers monde », devient altermondialiste et publie tardivement « Terre-Patrie » 1993.
Son identité reste un problème cependant et il regrette de n’avoir pas gardé un reste de son appartenance à Salonique, il reprend donc son patronyme de Nahoum et regrette le nom de sa mère « Beressi ». Peu à peu, il surmonte ce trouble et parvient à un accord avec lui-même.
Robert Badinter avait écrit le merveilleux hommage à IDISS sa Grand-mère venue de Bessarabie (Turquie). On dirait que ces bouleversements de leur vie enfantine ont produit chez ces deux personnages des capacités remarquables d’Humanité.
Il va se lancer dans l’écriture pour affiner « sa Méthode » et parler aux jeunes lecteurs : parmi ceux-ci il y a beaucoup de jeunes étrangers ou des Français migrants de régions différentes : Bretons devenus parisiens, des Alsaciens restés sur les terres d’accueil, des Italiens, des Turcs, des Grecs, des Anglais, des Polonais : Comment fait-on pour les intégrer dans notre univers en leur permettant de garder des rites familiaux, des cultures à rencontrer ? Mais cela paraît difficile en France…pourtant le respect existe, ainsi que l’entr’aide.
Trouver une façon claire de parler, de penser ; se dire que l’imprévu est toujours possible que l’incertitude est un principe fondamental : cela rend la vie plus passionnante, oblige à « se débrouiller » pour rester en vie ou atteindre l’objectif. La chute de la Pologne en face des Russes ou des Allemands, les Français qui prennent le maquis, les pandémies qui arrivent sans prévenir, il faut s’adapter. Cela donne des principes différents comme » Attends-toi à l’inconnu ! » Toutefois c’est ce que vit le Bébé qui arrive au monde, il est dépendant de son environnement et peu à peu il apprend à s’adapter. Si chaque être humain vit une aventure, on peut dire que chaque pays lui aussi vit une aventure selon son choix électoral ; Comprendre sa relation à l’environnement. Comment peser sur l’environnement ? Quels choix faire individuellement ou en groupe ? Comprendre permet la liberté pour Edgard Morin.
Hiroshima fut un tournant 1945, En 1972, il comprend que la Terre est en danger de même que notre civilisation. Et que dire maintenant avec le « Transhumanisme et l’I A » ou les modifications de la durée de vie et des sociétés ?
Certains hommes se prennent pour Dieu et ont un pouvoir incontrôlé, les événements climatiques peuvent tout bouleverser ; et l’écrivain de dire que les hommes deviennent un peu fous parce qu’ils n’ont pas compris ce qu’est l’humanisme et la solidarité.
Je vous laisse découvrir les attitudes de cet homme sage qui a vraiment appris de ses expériences et peut aussi nous en parler. Cela me passionne particulièrement aujourd’hui pour de nombreuses raisons. Nous verrons son environnement d’amis remarquables : Michel Serres, Pascal Picq, Levy -Strauss – Jacques Monod et François Jacob,1961 prix Nobel de médecine. « Le hasard et la nécessité » J. Monod 1970. Quelles ouvertures ces chercheurs ont apporté au XXème Siècle !
Nous pourrons peut-être continuer sur ce sujet plus tard.
Merci à Sylvie, à Aurore de préparer ce thé reconstituant avec cake et petits biscuits. Cela permet de retrouver les amis, de finir une réflexion, de partir en riant pour une nouvelle quinzaine.
Nous nous retrouverons le 30 mars 2026 pour de nouvelles aventures.